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Histoire du mât

Histoire du mât : définition

I. Histoire du mât de marine.— Longues et fortes pièces de bois faites d’assemblage, destinées à supporter la voilure des navires.

II. Histoire du mât en Architecture. — Haute tige de bois ou de métal, garnie à son sommet de banderoles et employée de toute antiquité comme motif décoratif. Les anciens Egyptiens disposaient des mâts en avant des pylônes de leurs temples, et ces mâts étaient reliés à la construction par des appareils spéciaux servant à leur maintien et à leur décoration, appareils que faisaient fonctionner des serviteurs placés dans les chambres ménagées à la partie supérieure des pylônes. Les amphithéâtres romains étaient munis d’un système de mâts passant dans des anneaux de pierre ou, comme au Colisée, dans des trous percés dans la corniche, et à ces mâts étaient surtout attachés les cordages retenant le velarium destiné à garantir les spectateurs des ardeurs du soleil.

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Photo d’illustration © guitou60 – Fotolia.com – Histoire du mât

Histoire du mât

Le moyen âge ne paraît pas avoir installé en permanence des mâts décoratifs tout au plus les arbres de mai, plantés à l’occasion de certaines réjouissances publiques, présentent-ils quelque analogie comme destination avec les mâts des anciens Egyptiens ; mais, dès les premières années du XVIe siècle, la république de Venise faisait dresser, devant le portail de l’église Saint-Marc, trois mâts en bois de sapin coloré en rouge, terminés à l’origine par une girouette et depuis par une petite figure de lion ailé et portés sur des piédouches de bronze reposant sur trois marches de marbre.

En France, il fut d’usage, de 1830 à 1848, de dresser des mâts sur le Pont-Neuf, à l’occasion des fêtes de Juillet, et cet usage s est répandu et multiplié pour la décoration de toutes les fêtes publiques pendant lesquelles des mâts, placés de distance en distance sur les places ou le long des principales voies, reçoivent des bannières, des écussons, des drapeaux et aussi des appareils d’illumination.

En 1880, la ville de Paris comprit, dans le programme d’un concours ouvert pour la décoration de la place de la République, l’érection de quatre mâts permanents aux angles de cette place, et ces mâts, répondant parfaitement aux intentions du programme et réunissant toutes les conditions d’élégance et de solidité, ont été exécutés sur les dessins de M.H. Mayeux, architecte, lauréat du concours. Ils se composent d’un socle de trois degrés de granit portant un piédouche de bronze orné d’une figure d’adolescent représentant la Vigilance et duquel s’élève un fût en tôle de fer peint, décoré de clous et d’un écussonet terminé par une flèche de couronnement en bronze doré. Dans l’intérieur du fût se meut le cordage destiné à faire flotter une bannière au haut de ces mâts.

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